Maurice le Caviste – Actualités

Le plus court chemin vers le bon vin

Le réchauffement climatique est connu pour avoir plusieurs effets néfastes sur l’environnement et la biodiversité.

Mais ces dernières années, une conséquence assez particulière du réchauffement peut être constatée dans les vignobles à travers le monde : le degré d’alcool du vin s’est accru ces dernières années ! Alors pour en savoir plus sur ce phénomène, voici quelques éléments de réponse.

taux d'alcool

Le réchauffement climatique joue un rôle sur le degrés d’alcool

L’augmentation du taux d’alcool, pourquoi ?

Depuis plusieurs années, les chercheurs ont constaté une croissance constante du taux d’alcool des vins chaque décennie. En effet, ce taux était auparavant de 11° et suite à une élévation de l’ordre de 1° par décennie, il atteint à présent jusqu’à une quinzaine de degrés.
Pour comprendre cette hausse, il faut d’abord savoir d’où vient le taux d’alcool du vin.
Par le phénomène de vinification, ce sont les sucres qui sont contenus naturellement dans le raisin qui donnent le taux d’alcool. En effet, le raisin est généralement ramassé quand il est arrivé en période de maturité, au moment où sa concentration en sucre est la meilleure. Lorsque le vin est ensuite mis en futs, ces sucres se transforment pour donner l’alcool dans le vin. Du fait que les températures sont plus élevées d’année en année et qu’il y a de moins en moins de pluie, le raisin mûrit plus rapidement et le sucre qu’il contient est plus condensé, ce qui a pour conséquence d’obtenir une concentration en alcool plus forte suite à la vinification.

Comment remédier à ce problème ?

Pour éviter que le taux d’alcool du vin n’augmente inexorablement, les viticulteurs ont dû modifier leurs habitudes de cueillette. En effet, du fait que le raisin mûrit plus vite chaque année, le ramassage des grappes doit se faire plus tôt dans l’année que d’habitude afin que le raisin n’ait pas le temps de trop se concentrer en sucres.

Plusieurs études récentes ont démontré que les Chinois consomment désormais plus de vin rouge que les Français.

L’étude la plus récente sur le sujet a été réalisée par Vinexpo (Salon international du vin et des spiritueux) en collaboration avec IWSR, un cabinet de recherche britannique sur la question des vins et spiritueux.

chine

La Chine consomme plus de vin que la France

L’engouement de la Chine pour le vin rouge

Non seulement la Chine est devenue en l’espace de quelques années (durant la période comprise entre 2007 et 2013) le premier consommateur de vins, mais elle a d’autant plus détrôné la France puisque c’est notamment de vin rouge (spécialité hexagonale) dont il s’agit.
Le penchant de la Chine pour le vin rouge est un fait constant puisque dans la dernière décennie, de nombreux investisseurs chinois ont acquis des domaines viticoles en région bordelaise.
Les chiffres sont d’ailleurs parlants puisque l’étude entreprise par Vinexpo/IWSR montre qu’entre 2007 et 2013, la consommation de vin rouge en Chine a connu une croissance de 175,4%, soit 2,75 fois plus qu’avant 2007. Cela représente à peu près quelques 155 millions de caisses de vins vendues en Chine en 2013 (soit 1,865 milliards de bouteilles de vin rouge), contre seulement 150 millions de caisses en Hexagone (soit 1,8 milliards de bouteilles).
Dans l’ensemble, il faut noter que si la Chine est devenue le premier consommateur mondial de vin rouge, elle n’est qu’au cinquième rang des pays consommateurs de vin (tous types confondus) en général.

Vins de France ou vins de Chine ?

Si la Chine est désormais le premier consommateur mondial de vin rouge, elle figure également en bonne place parmi les pays producteurs de vins puisqu’elle se hisse à la cinquième position mondiale. Selon l’étude de Vinexpo/IWSR le vin rouge consommé en Chine est à 80% produit en Chine.
Néanmoins, le vin rouge français demeure toujours très apprécié et consommé en Chine puisque le volume des importations de vins (notamment français) représente actuellement près de 19% de la consommation chinoise en la matière.

Bonne nouvelle pour les inconditionnels du vin : un jeune Américain vient d’inventer le « condom à vin », un nouveau moyen de conserver une bouteille de vin déjà entamée.

Cette nouvelle trouvaille vous épargne des efforts que vous fournissez pendant l’usage des autres outils de conservation.

vin

Un préservatif pour protéger son vin

Un préservatif pour vos bouteilles de vin

Comme son nom l’indique, le « condom à vin » est un véritable préservatif qui ressemble beaucoup au condom masculin. En effet, il s’agit d’une enveloppe en caoutchouc, de forme cylindrique. Pour l’utiliser, il suffit de le dérouler sur le goulot de votre bouteille de vin.

Pendant toute la période de conservation, il agira comme le bouchon d’origine en scellant correctement le contenu.

Un outil très efficace, mais limité à certaines bouteilles

Inventé par Mitchell Strahan, un jeune américain originaire du Texas, cet outil s’utilise sur toutes les bouteilles de vin, sauf les bouteilles de vin mousseux. L’inventeur affirme que le gaz contenu dans le vin mousseux est tellement fort qu’il repousse le caoutchouc.

Il affirme également que son outil peut être utilisé plusieurs fois. Donc, après avoir fini votre bouteille, vous pouvez conserver le condom dans un endroit sûr afin de l’utiliser une prochaine fois.
Laura Bartlette, la mère de Mitchell Strahan renchérit les propos de son fils en affirmant que le « condom à vin » est un outil efficace qui permet de bien protéger le vin, sans encombrer le réfrigérateur.

Une invention encore à l’étape de projet

M. Strahan compte sur le soutien de toutes les bonnes volontés pour démarrer la production de son invention. En effet, il a besoin d’un budget de 7 500 dollars pour mettre sur le marché le « condom à vin ».

Pour atteindre son objectif, il a organisé une campagne d’appel de fonds sur le site https://www.kickstarter.com. Même si cette campagne tire déjà à sa fin (15 février 2014), elle semble porter ses fruits, car récemment 142 personnes lui ont donné environ 4000 dollars.

Le vin, symbole de la France dans le monde entier, n’en reste pas moins un produit qui nécessite une approche un tant soit peu rigoureuse.

D’ailleurs, savoir comment reconnaître les bonnes bouteilles des mauvaises semble pour beaucoup bien trop ardu. Jacques Vivet, avec son dernier ouvrage, nous montre pourtant que l’entrée dans le monde de l’œnologie est peut-être plus facile qu’on ne le croit.

dégustation de vin

Un livre pour apprendre à déguster le vin

Un ouvrage au service du vin

Jacques Vivet est à la fois un homme passionné par le vin et un pédagogue hors pair, qui se consacre depuis des années à la transmission de ses connaissances sur le sujet. Directeur de la plus vieille école de dégustation de Paris, cet ancien expert judiciaire tente par tous les moyens de faciliter la relation que les Français entretiennent avec le vin.

Dans son dernier livre, intitulé Le Vin. Petit traité de dégustation, l’auteur multiplie ainsi les conseils et les astuces dans un seul but : que le lecteur reprenne confiance en lui et croit à nouveau en ses capacités gustatives et olfactives.

Un livre à la fois ludique et pratique

Loin du monde parfois élitiste des professionnels du vin, l’auteur a surtout cherché à proposer un livre utile, dont le contenu se révèle directement utilisable par les lecteurs.

Au fil des pages, on trouve ainsi des exemples de mariages réussis entre vins et plats, des dizaines de fiches présentant de manière claire et concise de nombreux types de vins, ou encore des questionnaires afin de tester ses connaissances.

Jacques Rivet nous présente donc ici un véritable outil d’expert en œnologie, qui pourra servir à tous ceux qui pensaient être incapables de devenir un jour des connaisseurs à part entière.

Le 27 novembre dernier, lors de la manifestation « Paris fête le champagne » qui s’est tenue au restaurant Le Laurent, treize prestigieuses maisons de champagne ont entrepris de réunir plusieurs cuvées de champagne datant des années 1970.

A cette occasion, les spécialistes ont évoqué la manière dont vieillissent les meilleurs champagnes après plusieurs années en bouteille.

champagne

Comment le champagne vieillit

Les caractéristiques d’un vieux champagne

les œnologues reconnaissent un vieux millésime de champagne d’après certains critères. Tout d’abord, un champagne âgé de plusieurs décennies apparaît un peu moins effervescent qu’un millésime récent et ses arômes sont devenus plus expressifs et subtils avec, notamment, des notes de sous-bois mais aussi des saveurs beurrées ou grillées.

En outre, un vieux champagne développe un aspect moelleux, voire même liquoreux, tout en conservant une grande fraîcheur.

Certains millésimes ont même développé de nouvelles qualités en vieillissant. Ainsi, selon le chef de cave Dominique Demarville, les millésimes de 1973 et 1979 se démarquent par leur grande pureté tandis que celui de 1976 se caractérise par un côté charnu très poussé.

Les nouvelles saveurs de la vieillesse

Julie Murez qui œuvre au sein de la maison de champagne Krug n’a de cesse de chanter les louanges des vieux millésimes qui, en sus de voir leurs saveur originelle s’affermir, ont développé de nouveaux arômes au fil du temps.

L’idée est partagée par Antoine Gerbelle qui apprécie particulièrement les notes fruitées et fleuries, teintées d’une saveur mielleuse, d’un champagne Charles Heidsieck de 1973.

Force est de constater, selon l’avis des experts, que les champagnes comptent parmi les vins qui vieillissent le mieux et gagnent du caractère au fil des années.

Les vendanges sont terminées et le bilan n’est pas gratifiant dans le Bordelais.

En effet, selon les propriétaires-récoltants, le millésime 2013 est inquiétant. Il faut remonter à 1991 pour obtenir une récolte aussi faible.

Bordeaux

La production de Bordeaux en baisse

Pourquoi un tel désastre dans le Bordelais ?

D’abord, il faut accuser la météo : deux orages de grêle, cet été, ont touché 22 000 hectares d’Entre-deux-mers. Ensuite, il faut se souvenir que le printemps fut froid et très pluvieux.

Cela a ralenti la croissance des grappes dont les grains étaient plus petits et moins nombreux.

Une récolte vraiment faible

Dans certains vignobles, la récolte est divisée par deux. La chute de cette production est inquiétante car certains parlent d’une récolte d’environ 4 millions d’hectolitres soit quasiment un tiers de pertes.

En 2008, la récolte était de 4,8 Mhl et en 1991, véritable désastre, on avait touché le fond avec 2,6 Mhl.

Quelles seront les conséquences ?

Certains viticulteurs risquent d’être obligés de reporter des investissements prévus de longue date. Ils vont aussi de perdre des marchés dans la mesure où ils ne pourront pas honorer les commandes. Quand le client se tourne vers un autre fournisseur, ce n’est jamais bon.

Au-delà de ces pertes pour les propriétaires, c’est toute la filière viticole qui pourrait être touchée. Dans la mesure où les quantités de vin sont insuffisantes, les verriers fabriqueront moins de bouteilles.

Les fabricants de bouchons, les imprimeurs d’étiquettes verront aussi leurs commandes réduites

Quant au consommateur, il paiera son Bordeaux plus cher même si les grandes surfaces font pression pour limiter cette augmentation. Ce devrait être les vins en vrac qui seront les plus touchés.

Les jeux de société permettent de passer d’agréables moments en famille ou entre amis. Les amateurs de vins peuvent aujourd’hui l’attester. En effet, un jeu de société, très original, vient de leur être consacré. Grâce à ce jeu de devinettes pas comme les autres, ils pourront connaître leurs goûts en matière de vin.

jeu de société

Un jeu autour du vin

Vous avez dit Vinocasting ?

Vinocasting, c’est le nouveau concept amusant d’oenologues confirmés. Il consiste à déterminer, sur la base d’une série de bouteilles de vins dont la marque et la provenance ont été volontairement dissimulées, son profil d’amateur de vin. Pour ce faire, il suffit de se rendre sur le site de l’inventeur et commander un coffret de 6 demi-bouteilles de vin auquel seront ajoutées 8 fiches de notations. En compagnie de collègues ou d’amis, vous devrez goûter chacune des bouteilles et donner une note comprise entre 1 et 5. Ces notes représentent l’intensité de plaisir gustatif éprouvé lors de la consommation.

Vous appréciez ce vin ! Vous aimez moins celui-là !

Les notes attribuées aux différents vins permettront de découvrir le « vinoprofil » des convives. Il faut donc se rendre sur Vinocasting.fr pour bien les enregistrer. Les résultats du test apparaissent presque aussitôt. Chaque amateur de vin reçoit des informations sur la base des notations transmises. Les convives seront donc en mesure de connaître leurs goûts et leurs préférences en matière de vin. Ils sauront, par exemple, s’ils sont friands de vin rosé, de vin rouge ou de vin blanc. Ils recevront également une liste de marques de vin susceptibles de eus plaire. Après ce test amusant, les invités pourront faire leurs premiers pas parmi les amis du délicieux nectar.

Bientôt plus de vin sur nos tables…

L’écart entre l’offre et la demande mondiale de vin a atteint son plus bas niveau,
depuis 40 ans. C’est ce qu’a révélé une étude de la banque américaine, Morgan Stanley.

production de vin

Vers une pénurie de vin ?

En en croire ses résultats, la production mondiale ne cesse de baisser, au moment où la demande, elle, ne cesse de croître. Selon Morgan Stanley, l’arrivée de nouveaux consommateurs (des pays émergents comme la Chine et la Russie) a fortement contribué à creuser l’écart entre l’offre et la demande.

En effet, selon le Business Insider, la consommation par habitant de vin en Chine s’est vue multipliée par quatre au cours des 5 dernières années. Les producteurs historiques, la France, l’Espagne et l’Italie ont, au même moment, vu leur production baisser depuis le début des années 2000. Et malgré l’entrée sur le marché de nouveaux producteurs comme l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, l’offre devrait demeurer inférieure à la demande.

Les chiffres sur la pénurie de vin

300 millions de caisses, c’est le niveau de l’écart entre demande et offre sur le marché mondial du vin. Alors qu’en 2004, la production mondiale se situait à 600 millions de caisses de bouteilles, elle est tombée à 1 million de bouteilles en 2012.

Ce déclin est en grande partie dû à la baisse des capacités de productions. Si les prévisions de pénurie se confirmaient, le verre de rouge pourrait, selon Morgan Stanley, atteindre des « prix étourdissants ». Les experts du vin se veulent, malgré tout, rassurants et observent une reprise à la hausse de la production qui devrait dissiper toute crainte de pénurie.

Amateur de vin devant l’éternel et propriétaire de plusieurs vignobles, l’incroyable Gérard Depardieu ouvre à Estaimpuis en Belgique un bar à vins avant de lancer une vingtaine de franchises dans tout le plat pays.

Bar à vin

Bar à vin

Créé dans un ancien supermarché, le commerce propose la dégustation et la vente d’une très large gamme de vin au pays des bières de garde et des moines trappistes. Il propose d’ailleurs au milieu de ses meilleures cuvées la bière locale qui s’appelle la Satcheu.

Géré comme une franchise, le bar dispose de vins d’origines et de natures très différentes tels que des rouges, blancs, rosés et pétillants qui sont originaires de toute la France.

La plupart des vins sont à des prix abordables même si l’établissement propose des crus classés. Toute la gamme des vins originaires des vignobles de Gérard Depardieu est disponible dans ce bar à vin notamment son célèbre Anjou rouge.

La véritable originalité du concept de Gérard Depardieu est la mise en avant des cuvées des célébrités qui se retrouvent pour la première fois réunies sur un même étalage. Il est donc possible de déguster à Estaimpuis les vins de Francis Ford Coppola Winnery, le vin de toscane Sister Moon de Sting, le Rhône rouge Garance de Jean Louis Trintignant, le Domaine du Boiron Francis Cabrel, le Château Bel Évêque de Pierre Richard, le rosé varois Miraval d’Angelina Jolie et de Brad Pitt élu en 2012 meilleur rosé du monde et enfin le vin fruité et ensoleillé le Sangue d’Oro de Carole Bouquet.

Une fois de plus l’acteur et entrepreneur Gérard Depardieu a réuni les meilleures compétences pour réussir son pari.

Parfois nommé le sang de la terre ou le sang de dieu, le vin est un élément incontournable du patrimoine hexagonale et un fleuron de la France à l’export. Il se vend dans le monde plusieurs millions de bouteilles de vins et pourtant selon les analystes 20 % des ventes dans le monde seraient des contrefaçons.

contrefaçon

Contrefaçon d’étiquettes de vin

Ce chiffre, absolument incroyable, est du en partie à une arnaque aussi vieille que l’invention du vin et qui consiste à intervertir les étiquettes sur les bouteilles et à faire de la plus mauvaise piquette un premier grand cru classé. C’est ainsi qu’il se vend dans le monde chaque année 2 millions de bouteilles de Château Lafite Rothschild alors que le domaine n’en produit que 240 000. Et s’il fallait avoir un regard cynique, il y a neuf chances sur dix d’acheter un faux Château Lafite Rothschild.

Le véritable savoir faire des arnaqueurs est dans l’imitation parfaite de l’étiquette qui doit être capable de tromper l’acheteur. En effet, la notoriété du vin est telle que l’étiquette suffit à valoriser le produit et à concrétiser la vente. Le vin ne sera peut être jamais bu ou son mauvais goût sera attribué à son vieil âge.

Cependant les véritables faussaires de haut niveau ont du adapter leurs techniques car ils ont désormais affaire à des acquéreurs qui sont de vrais connaisseurs. Il est impossible de vendre une bouteille de plusieurs milliers d’euros à un collectionneur sans que la robe et la texture du vin ne soit strictement identique à l’original. Ils achètent souvent de vieux crus bourgeois et ils remplacent alors l’étiquette.

Le tour est joué !