Le plus court chemin vers le bon vin

champagne

Après un déclin sur les deux dernières années, le chiffre d’affaire du champagne repart à la hausse avec des estimations à 4,5 milliards d’euros, ce qui ferait de l’année 2014 la deuxième plus importante de l’histoire du champagne après l’excellente année 2007 et ses 4.56 milliards d’euros.

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Consommation de champagne

Une exportation fleurissante

Le champagne profite d’une exportation en augmentation que ce soit sur les marchés européens ou mondiaux. Ainsi, on observe une reprise importante au Royaume-Uni qui représente à lui seul 10% des ventes de champagne. L’Allemagne voit également son marché progresser et les pays d’Europe du sud comme l’Italie ou l’Espagne se stabilisent après un décrochage assez important ces dernières années.
Il faut également prendre en considération les exportations en dehors de l’Europe avec un volume plus important aux États-Unis et des prix moyens plus élevés au Japon ou encore en Australie.
Au final, il semblerait que la France soit l’unique marché en baisse avec un recul de 3%.

Une concurrence au service de la qualité

Le champagne est bien souvent considéré comme un produit de luxe consommé principalement lors des fêtes de fin d’année ou des grandes occasions. C’est une boisson qui rime avec rareté et qualité notamment due à son emplacement géographique.
Cependant la production de vins mousseux ou vins effervescents est en très net progrès avec 30% de plus sur la consommation des dix dernières années. Ces vins sont vus comme une alternative au champagne avec leurs prix beaucoup plus bas.
En réponse à cette concurrence, le champagne garde son image qualitative pour se différencier. Plusieurs maisons de champagne très connues comme Moët & Chandon ou Mumm, s’installent en Californie, Chine, Brésil ou Argentine afin de conserver la légendaire qualité du champagne.

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La Chine consomme plus de vin que la France

L’indication géographique « Champagne » est désormais protégée par le gouvernement chinois, protégeant ainsi la fameuse bouteille de la contrefaçon et des usages abusifs. Elle reconnait ainsi le caractère particulier du Champagne, qui trouve son origine dans des conditions naturelles et un savoir-faire bien spécifiques. Fini les mousseux labellisés « champagne » autrefois disponibles dans les supermarchés chinois ! Désormais, le CIVC (Comité interprofessionnel des Vins de Champagne) pourra saisir la justice chinoise en cas d’abus.

Un marché grandissant qu’il fallait protéger

Au cours de ces dernières années, l’exportation de Champagne vers la Chine a connu sa plus belle progression. Plus de 2 millions de bouteilles y ont été expédiées en 2012. La croissance des ventes a augmenté de 51,8% par rapport à l’année précédente, un succès que la Chine devait reconnaître et sauvegarder des usages malveillants. Dans ce pays où la contrefaçon est monnaie courante, on trouve même des sodas, des bougies ou encore des jouets nommés Champagne. Espérons que cette décision du gouvernement chinois remettra de l’ordre dans ce gigantesque malentendu.

Un enjeu international

La Chine est aujourd’hui le cinquième marché du Champagne, hors Union Européenne. Après le cognac, le whisky écossais et les vins de Napa (Etats-Unis), le Champagne devient donc le quatrième grand nom du vin à jouir de la protection chinoise. Cette reconnaissance est également un avertissement envoyé aux Etats-Unis, qui continuent d’abuser de la marque en l’apposant sur 50% de ses mousseux.

Le 27 novembre dernier, lors de la manifestation « Paris fête le champagne » qui s’est tenue au restaurant Le Laurent, treize prestigieuses maisons de champagne ont entrepris de réunir plusieurs cuvées de champagne datant des années 1970.

A cette occasion, les spécialistes ont évoqué la manière dont vieillissent les meilleurs champagnes après plusieurs années en bouteille.

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Comment le champagne vieillit

Les caractéristiques d’un vieux champagne

les œnologues reconnaissent un vieux millésime de champagne d’après certains critères. Tout d’abord, un champagne âgé de plusieurs décennies apparaît un peu moins effervescent qu’un millésime récent et ses arômes sont devenus plus expressifs et subtils avec, notamment, des notes de sous-bois mais aussi des saveurs beurrées ou grillées.

En outre, un vieux champagne développe un aspect moelleux, voire même liquoreux, tout en conservant une grande fraîcheur.

Certains millésimes ont même développé de nouvelles qualités en vieillissant. Ainsi, selon le chef de cave Dominique Demarville, les millésimes de 1973 et 1979 se démarquent par leur grande pureté tandis que celui de 1976 se caractérise par un côté charnu très poussé.

Les nouvelles saveurs de la vieillesse

Julie Murez qui œuvre au sein de la maison de champagne Krug n’a de cesse de chanter les louanges des vieux millésimes qui, en sus de voir leurs saveur originelle s’affermir, ont développé de nouveaux arômes au fil du temps.

L’idée est partagée par Antoine Gerbelle qui apprécie particulièrement les notes fruitées et fleuries, teintées d’une saveur mielleuse, d’un champagne Charles Heidsieck de 1973.

Force est de constater, selon l’avis des experts, que les champagnes comptent parmi les vins qui vieillissent le mieux et gagnent du caractère au fil des années.

La viticulture britannique est riche d’une histoire de plusieurs siècles, mais les vignobles avaient été délaissés lorsque les progrès du transport permirent d’importer aisément des vins venant de terroirs plus favorisés climatiquement – de la même façon que les vignobles franciliens disparurent au profit des vignobles du sud de la Loire.

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Vin pétillant

Le renouveau d’intérêt observé depuis l’après-guerre pour les vins britanniques ne fut longtemps qu’un phénomène marginal, les vins étant produits de façon confidentielle et dégustés essentiellement par curiosité, mais le réchauffement climatique a donné un nouvel intérêt à cette production, désormais en plein essor.

La Grande-Bretagne comptait ainsi en 2009 quatre cents exploitations vinicoles, un nombre qui ne cesse de croître. Le climat pluvieux et l’ensoleillement limité ne conviennent certes guère aux rouges tanniques, mais en revanche la production de vin blanc est en plein essor, et en particulier celle de vins pétillants.

Les sols du sud de l’Angleterre, géologiquement proches de ceux de la Champagne, sont particulièrement adaptés à ces vins produits selon la méthode champenoise, et certains de ces vins auraient même battu des champagnes au cours de dégustation à l’aveugle !

La production anglaise de vins pétillants reste cependant quantitativement bien inférieure, puisqu’elle ne représente que 0,05 % de la production champenoise, ce qui ne permet pas actuellement au Royaume-Uni d’exporter. La production est loin d’avoir atteint son maximum envisageable, de nombreuses terres répondant aux exigences de la viticulture restant disponibles, à un prix par hectare six fois inférieur à ceux observés en Champagne, ce qui est susceptible de tenter de nombreux investisseurs.

 

D’après les toutes dernières prévisions de l’Agreste (organisme de statistiques du ministère de l’agriculture) établies au 1er août, la production de vins français devrait bondir de plus de 11% cette année par rapport à l’année dernière. En effet, 2012 fut une année particulièrement catastrophique pour les viticulteurs français en raison des mauvaises conditions météorologiques au moment de la floraison et de la formation des raisins. Ainsi, la récolte de l’année dernière a été la plus mauvaise récolte depuis plus d’une trentaine d’années.

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Prévision optimiste pour la production du vin

Pour les prévisions de l’année 2013, ce sont les vins pour eaux de vie qui verront leur production progresser le plus fortement avec plus de 18% tandis que la production des vins d’appellation devrait également augmenter de plus de 5%.
Au niveau national, plus de 45 millions d’hectolitres de vin devraient être produits cette année, permettant ainsi d’obtenir une récolte supérieure à la moyenne de celle des cinq dernières années (environ 1% d’augmentation).

Enfin, d’après les prévisions de l’Agreste, on observe une très grande disparité entre les régions :

Dans la région bordelaise, la récolte devrait diminuer de plus de 8% par rapport à 2012. De plus, il est important d’ajouter que les dégâts engendrés dernièrement par les nombreuses chutes de grêles dans cette région n’ont pas été pris en compte pour réaliser cette estimation. On peut donc s’attendre à un repli encore plus conséquent pour la production du vin bordelais.

A l’inverse en Champagne et en Bourgogne les récoltes sont attendues en très nette hausse, grâce à une excellente floraison pendant l’été, avec des augmentations respectives de 56% et 25% par rapport à 2012.