Le plus court chemin vers le bon vin

grêle

Après les violents orages de grêle début août, ce sont les pluies diluviennes qui ravagent le Gard, l’Hérault ou encore l’Aude. En particulier, les viticulteurs subissent de plein fouet ces orages dévastateurs qui interviennent en pleine vendange.

Alors que les récoltes avaient commencé en septembre, il est désormais impossible de poursuivre les vendanges dans les régions sinistrées: les allées sont complètement inondées et impraticables. A cela s’ajoute le fait que certaines vignes ont été limonées en raison des flots de boue endommageant la qualité des grappes de raisin et mettant ainsi en péril les récoltes pour la plupart inachevées.

vin

Inondations

Ce sont plusieurs milliers d’hectares de vignes que les viticulteurs déplorent suite aux puissantes inondations. Les vignerons décrivent la violence des intempéries et commencent à faire l’état des lieux de l’ampleur des dégâts: des vignes arrachées par les vents importants et la puissance des crues en passant par les installations pour maintenir les vignes droites complètement arrachées, les résultats sont terrifiants.

La négligence de l’entretien des rivières par les pouvoirs publics est notamment dénoncée par les viticulteurs. Ce n’est pas tout, le matériel utilisé par les viticulteurs a lui aussi subi des dégâts comme l’engluement des appareils mécaniques dans la boue ou encore du matériel dégradé en raison des vignes décimées.

Les épisodes de grêle associés aux inondations spectaculaires mettent en danger la qualité du millésime 2014 dans les vignes du Sud-est qui n’ont pu être récoltées pour la plupart qu’à moitié avant de subir ces puissantes intempéries à répétition.

Catastrophe naturelle sur le vignoble Bordelais en cet été 2013: la grêle a durement frappé le vignoble Bordelais à hauteur de 37000 hectares touchés.

 

Entre le 27 juillet et le 2 août des orages de grêle ont dévasté les domaines des viticulteurs des appellations d’Entre-deux-Mers et des Côtes-de-Castillon; la Chambre d’agriculture de la Gironde a eu du mal à chiffrer le montant des dégâts occasionnés. Cependant, le chiffre de 156 millions d’euros de perte serait avancé. 23000 hectares touchés à plus de 30% soit des pertes en volume dans le Bordelais de l’ordre de 20%, ces chiffres alarmants ont dépêché le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, sur place afin de rassurer les viticulteurs. D’autant plus que cette catastrophe a un impact important sur toute la filière. En effet, environ 2500 emplois saisonniers seraient concernés.

Intempéries

Le vignoble Bordelais

 

Seule note positive: les grands crus seraient préservés. Seuls 7% des surfaces touchées seraient classées en AOC Saint-Emilion. En outre, les grands crus prestigieux de Médoc, Pomerol, Graves ou Sauternes sont épargnés. La plupart des domaines touchés concernent des petites appellations de Bordeaux, Bordeaux supérieur, Entre-deux-Mers, et Côtes-de-Castillon pour la plupart commercialisées entre 2 et 7 euros la bouteille sur le marché des particuliers.

 

 

Cet orage de grêle ne cache cependant pas d’avalanche d’aides ni de mesures. Les seules pistes avancées pour l’instant ne concernant que l’achat de vendanges rendu possible par arrêté préfectoral, des exonérations de taxes (foncière sur le foncier non bâti) et des délais supplémentaires pour d’autres (TVA, cotisations sociales). La seule piste de réforme en profondeur du système d’assurance est envisagée par le ministère qui préconise de rendre l’assurance des viticulteurs obligatoire.

Triste nouvelle pour les vignerons de Bourgogne. En effet, le vignoble de Bourgogne vient d’être détruit par la grêle.

La grêle est l’un des plus grands ennemis des vignobles. Et, elle vient encore une fois de le démontrer. En effet, le vignoble de Bourgogne vient d’être à nouveau endommagé par la grêle. Les appellations de Beaune telles que Savigny-lès-Beaune, Pommard, Corton-Charlemagne, Meursault, Monthélie, Volnay, etc…ont subi entre 10% et 90% de pertes.

Il faut dire que déjà l’année dernière, la grêle avait déjà causé d’énormes dégâts. Beaucoup de vignerons sont impuissants face à cette situation parce que n’étant pas assuré. Cela est surtout lié au fait que l’assurance coûte chère. Selon Cécile Mathiaud du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (CIVB), « Toutes les appellations de Beaune sont touchées et entre 10 et 90% des parcelles détruites ».

Pour le viticulteur de Pommard, Jean-Louis  Moissenet, ce qui vient de se produire est un véritable désastre. Il a déclaré que : « Après l’orage, on dort mal, on se demande comment on va faire les vendanges. Mais quand on arrive sur les lieux et qu’on voit tout par terre, c’est comme si on venait d’être licencié sans prime. On a travaillé toute l’année et on vient de tout perdre ».

Il faut savoir que ce sont surtout les entreprises viticoles de taille réduite qui ont été surtout touchées par ces intempéries. Déjà, des réunions de crises étaient organisées afin d’avoir une idée claire de la situation.